Fair game

Fair Game

(Doug Liman)

 

 

            Après Green Zone de Greengrass, voici venu Fair Game. Inspiré d’une histoire malheureusement vraie, le long-métrage narre le combat de Valérie et de son mari, Wilson, pour la vérité. Elle travaille à la CIA, enquête sur la prolifération d’armes de destruction massive en Irak au début du millénaire. Lui, a été ambassadeur et est un homme particulièrement influent. Mais en exposant les mensonges de l’administration Bush à la population, il finit par mettre en danger sa femme, qui se voit virée et avec son nom connu de tous… Ce thriller politique est passionnant, on peut y voir tous les complots, toutes les manipulations de la maison Blanche, désormais révélées au grand jour. Le duo Naomi Watts/ Sean Penn est criant de réalisme, et la plupart des acteurs sont convaincants. Mais on sent que les deux heures ne sont pas suffisantes pour narrer toute l’histoire, et on se retrouve avec des situations qui peuvent paraître rapidement expédiées. Les évènements s’enchaînent trop rapidement, et le spectateur ne connaissant pas l’affaire pourra être perdu dans ce déluge de complots et de trahisons. En outre, la seconde moitié du film se concentre davantage sur la relation entre Valérie et son mari. Leurs moments de solidarité, leurs angoisses et leurs disputes sont très bien retranscrits et on peut sans mal imaginer la douleur ressentie par ces personnages, lors de leur quête de vérité. Car ils se battront pour faire éclater cette vérité, même si les conséquences sont lourdes. Le problème est que Liman (réalisateur de La mémoire de la peau notamment) se perd un peu et met le problème politique en second plan, perdant ainsi de vue l’objectif premier de son film. En voulant faire tenir son film sur deux heures, il éclipse des moments pourtant importants. L’une de ses bonnes idées a cependant été de placer des images d’archive à intervalles réguliers, faisant ainsi comprendre que son film suit l’exacte réalité, jusqu’à la dernière scène, témoignage de la vraie Valérie juxtaposé aux explications de la conclusion de cette affaire.

Pour résumer, Fair game est une bonne retranscription et permet, une fois de plus, d’exposer les manipulations de l’administration Bush. Mais ses nombreuses maladresses, si elles n’enlèvent rien de l’intérêt que l’on porte au film, empêchent celui-ci de trouver son véritable rythme. Heureusement que le duo d’acteurs principaux excelle…

 

Fair game :  11           

 

 

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