Inception

Inception

(Christopher Nolan)

 

            Entrer dans les rêves des gens pour y voler leurs secrets.. L’idée de base du nouveau film de Nolan (déjà réalisateur du film à succès The Dark Knight) à le mérite d’être originale. Cobb est un extracteur de rêve, mais va devoir changer de formule : pour avoir une chance de retourner avec sa famille, il va devoir implanter une idée dans le cerveau d’un homme d’affaires, via ses rêves. Le scénario est très complexe mais ne dérive jamais ; la magie opère plus de deux heures durant. Le film parvient habilement à mêler histoire solide et phases d’ actions efficaces, se jouant de l’esprit du spectateur, l’amenant toujours à se poser des questions dont il n’est jamais sûr des réponses. Les environnements sont variés, les effets spéciaux sont magnifiques (la scène de gravité dans l’hôtel restera un moment fort du film). La bande-son est à la hauteur des images, avec des compositions signées Hans Zimmer, dont le talent n’est plus à prouver. Si les plans sont magnifiques, quelques petits défauts interviennent tout de même : certaines incohérences font leur apparition, par-exemple lors du passage dans la montagne, qui devrait logiquement se dérouler en gravité. Si le casting quatre étoiles vient compléter une affiche déjà belle, certaines prestations laissent à désirer. Si DiCaprio se maintient au plus haut niveau dans son rôle d’homme tourmenté, Marion Cotillard, elle, ne parvient pas à retranscrire correctement les déchirures de son personnage. Mention à Ellen Page, jeune mais talentueuse, donnant la réplique à un Dicaprio au sommet.

En ce qui concerne la dernière image du film, elle reflète le génie de Nolan, montrant de nouveau que le spectateur n’est qu’une marionnette du long-métrage, qui se joue non seulement de ses jugements, mais aussi de ses perceptions.

 

Inception : 17

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×