Love et autres drogues

Love et autres drogues

(Ed

 

 

ward Zwick)

 

 

            Comédie romantique de cette fin d’année, Love et autres drogues narre l’histoire peu ordinaire que vont vivre deux jeunes en quête d’amour. Jamie est un représentant pour une firme pharmaceutique. Il use de son charme pour séduire et mettre au lit toutes les femmes qu’il souhaite, mais il ne rencontre jamais le véritable amour. Maggie, elle, est atteinte de la maladie de Parkinson, et ne souhaite pas se lier avec un homme. Le long-métrage propose de voir la rencontre de ces deux personnages. Et qu’on le dise tout de suite, le scénario est vu et revu. Son ossature reprend en effet la même que les films du genre : ils se rencontrent, ils se séparent, ils se retrouvent. Le tout est accompagné d’exagérations qui décrédibilisent totalement les scènes proposées. Mais une originalité est tout de même présente : alors que dans la plupart des films du genre, il y a d’abord la naissance des sentiments, avant un final sexuel, c’est ici l’inverse. Jamie et Maggie souhaitent se voir uniquement pour satisfaire leurs besoins sexuels, et au fur et à mesure, ils développeront des sentiments, qu’ils devront assumer malgré eux. Le jeu des deux acteurs est convaincant, et quelques scènes humoristiques viennent détendre l’atmosphère. Du côté des personnages secondaires, ils sont stéréotypés (le frère geek et boulet de Jamie le prouvera), mais ils participent à renforcer le comique et à créer quelques scènes de complicité sympathiques. Mais si la non-prise de risque est décevante, l’irritation provient surtout des scènes sexuelles, très présentes, et même trop présentes. Il n’y avait pas besoin d’en filmer une dizaine pour comprendre le désir des deux personnages. Cela réduit également le cercle de spectateurs : le film se voulait une comédie familiale ; mais certains enfants ne pourront pas en profiter. Pour finir, notons qu’une forme de dénonciation est présente, et renforce l’intérêt de cette production. Les laboratoires et firmes pharmaceutiques sont très mal perçues, et leurs magouilles financières clairement dévoilées. Même s’il ne s’agit pas de l’objectif premier, les allusions sont suffisamment nombreuses pour y porter attention.

Ce film ne prend pas de risques, en reproduisant l’ossature scénaristique habituelle du genre. Mais son duo d’acteurs attachant, son aspect dénonciateur assumé, et son humour créent une atmosphère détendue et appréciable. Il y a des défauts, mais aussi nombre de qualités. Et on ne peut que le souligner.

 

Love et autres drogues :  13

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