Resident evil afterlife

Resident evil afterlife

(Paul W.S Anderson)

 

 

            Les fans l’attendaient tel le messie, le voici enfin sur nos écrans, le quatrième volet resident evil. Mais Mr Anderson, il est ou le vrai film ? Car on a beau chercher pendant une heure et demi, on ne voit pas ce qui pourrait caractériser resident evil aferlife de film. Chaque aspect, chaque élément du long-métrage est l’opposé de ce qui devrait être mis en place pour produire une œuvre digne de ce nom. Commençons par le scénario. Le problème avec cette licence, c’est que le scénario n’en est pas le point fort. Ce volet le confirme, en mettant en scène Alice, continuant sa lutte sans fin contre Umbrella corporation, responsable de la mutation de la Terre entière en morts vivants assoiffés de sang. Et malheureusement ce n’est pas un résumé, l’intégralité du scénario est contenu dans ces quelques lignes. C’est mince, d’autant que le reste n’est pas du tout à la hauteur. Les acteurs (Milla Jovovich en tête) sont navrants : aucune émotion, aucun jeu qui les démarque, c’est vide, plat, les répliques s’enchaînent sans intensité. La réalisation est banale elle aussi ; Anderson met en scène la destruction d’un monde, on s’attend donc naturellement à des moments forts, riches en plans somptueux. Et bien la aussi il fonce dans le mur, on croirait regarder une mauvaise série B. Les rares instants qui se veulent humoristiques, ne le sont pas du tout. Les dialogues n’ont aucune saveur, et aucune utilité, si ce n’est exhiber le côté héroïque des personnages principaux. Mais ce que les fans attendent principalement, ce sont les effets spéciaux, les fameuses scènes d’action survoltées. Qu’ils se rassurent, elles sont bien présentes, mais encore une fois, on ne pourrait pas faire pire. Des ralentis toutes les 30 secondes, des combats sans suspense et sans saveur, qui ont au moins le mérite de respecter le jeu vidéo : les protagonistes sont à un contre cent, et s’en sortent toujours indemne. Sauf que si ça passe dans un jeu vidéo, c’est totalement ridicule dans un film. Les héros invincibles, qui évitent chaque projectile, en faisant mouche à chaque tir, avec en prime des chargeurs qui semblent inépuisables, c’est navrant. Même Wesker, ultime ennemi, qui représente l’un des personnages les plus culte de l’Histoire des jeux vidéos, est ici irritant. Pâle copie des personnages de Matrix, invulnérable, sans aucun charisme. Un homme sans âme, prétexte au déchaînement de violence dont on est témoin. On dirait que « s’attacher aux personnages » est une notion inconnue chez Anderson… Peut-être faudrait-il se rendre compte qu’une arme et une explosion ne sont pas suffisantes pour faire un film.

Resident evil afterlife aura au moins le mérite de marquer les esprits : rarement on aura vu pire adaptation d’un jeu vidéo pourtant populaire et réputé. Entre phases d’action identiques, irritantes et moments d’accalmie creux et terriblement longs, cette production pourra servir de modèle aux futurs réalisateurs : ils y verront tout ce qu’il ne faut pas faire dans un film.

 

Resident evil afterlife :   5

 

 

 

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