Faster

Faster

(George Tillman Jr)

 

 

Le film débute par un homme qui sort de prison, et qui va chercher à venger la mort de son frère, tué lors d’un assaut. Il va donc chercher à retrouver tous ceux qui ont mené cet assaut, et les tuer un par un. Trois histoires vont être montrées en parallèle : celle de cet homme (130 kilos de muscles, une expression faciale à la Schwarzi), celle de l’enquête policière avec un enquêteur douteux, drogué et instable, et celle d’un tueur à gage beau gosse engagé pour tuer le vengeur. Ne faisons pas de suspense, cette production est une réelle catastrophe sur tous les plans. Du point de vue du scénario, nous ne nous risquerons pas trop en disant qu’il est tout simplement inexistant. Les deux arcs parallèles ne sont pas du tout exploités. L’enquête policière se contente de montrer des faits, mais aucune recherche n’est présente ; en clair c’est un bouche-trou inutile. Le tueur à gage déchiré entre sa mission et sa petite-amie qu’il veut épouser est également d’une naïveté impressionnante. Cette histoire cul-cul la praline est tellement stéréotypée, et dans le cliché le plus profond qu’elle nous arrachera le sourire, et c’est malheureusement la seule émotion qui passera. Pour l’intrigue principale, à part voire un homme marcher ou conduire une arme à proximité, on n’assiste à rien d’intéressant. En plus de cela, le personnage principal ne prononce en tout qu’une dizaine de phrases dans le film : on sent d’ici la série Z ultra-stéréotypée, qui tente de recréer les bons vieux films américains de vengeance, mais sans aucun résultat. Les facilités s’enchaînent, et on sent qu’aucun effort n’est fourni pour installer une histoire admissible. Et nous ne parlerons pas des incohérences, car on en tient ici par dizaines. Mais le vrai problème, c’est que le héros repose sur la pire incohérence de l’année. Celui-ci prend deux balles en pleine tête à bout portant, et se relève, comme si de rien n’était. Son explication : « j’ai une plaque de métal derrière la tête ». Non mais sérieusement, on touche le fond. Et le pire, c’est que tout est donné avec un sérieux d’une indécence incroyable. On se croirait devant Terminator, mais avec tout en moins bien. Ajoutez à cela un faux dynamisme, des acteurs navrants de chaque côté, des dialogues pitoyables, des scènes d’action fausses et vous avez ce que constitue Faster. Et on ne commentera pas les rares scènes tentant de redonner de l’humanité aux personnages, car l’exploitation s’arrête au bout de deux répliques et on tombe ensuite dans la caricature pure et simple.

En tant que parodie, ce film s’en sortirait avec une excellente note. Mais le souci, c’est que ce n’est pas une parodie. Inutile d’en dire plus, vous aurez compris qu’à part éviter cet iceberg, vous n’avez rien à faire. Espérons que l’iceberg coule vite au fond de l’océan du cinéma.

 

Faster : 5

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