Very cold trip

Very cold trip

(Dome Karukoski)

 

 

            Après Very bad trip, après Very bad cops, voici le nouveau venu: Very cold trip. Ces trois films n’ont rien à voir entre eux, si ce n’est leur titre, chacun essayant de surfer sur le succès de l’autre. Autre point commun, ils sont, chacun à leur manière, une comédie. Mais cette production vaut-elle le détour ? Commençons par le scénario : en Finlande, un jeune homme vit une belle idylle avec sa petite amie. Mais celle-ci menace de le quitter s’il ne trouve pas, avec ses deux amis, un décodeur télé dans la nuit. Oui, vous avez bien lu, toute l’intrigue est construite autour d’un décodeur télé. Certains verront ici une idée originale, nous y verrons une histoire complètement à côté de ce qu’un film digne de ce nom doit proposer. Les trois héros partiront donc chercher un décodeur se trouvant à quelques centaines de kilomètres, sans argent. Un tas de péripéties vont compliquer leur voyage : rencontre avec des Russes douteux, voiture en panne, personnages mystérieux seront autant d’obstacles à l’avancée de leur mission. Sauf que si c’est déjà limite sur le papier, c’est d’un ridicule et d’une naïveté flagrante à l’écran. On ne parlera pas des personnages secondaires, tant ils sont stéréotypés et vides. A vrai dire, même le trio est vide comme l’espace intersidéral. Ne cherchez pas à vous identifier à eux, c’est mission impossible. Les dialogues sont tellement creux et le jeu des acteurs plat que seule l’envie de quitter la salle vous gagnera. Même le terme d’acteurs semble mal choisi, car à ce niveau la, on se croirait dans une série Z ratée en tout points. Bon, le scénario et les personnages sont ratés, mais le comique est-il présent ? Et bien inutile d’espérer, la aussi le film passe totalement à côté. Le long-métrage tente de reprendre des références cinématographiques et de les adapter à sa sauce. Bonne idée, mais pitoyable mise en pratique. Ainsi, on se retrouvera avec un homme essayant de retrouver sa bien aimée dans un hôtel, poursuivi et mis à terre par des impulsions électriques donnée par la surveillante, mais continuant à ramper pour atteindre la chambre. Ce n’est pas drôle, monsieur le réalisateur, c’est simplement nul. Vous verrez également une course poursuite entre le trio et les russes, les premiers sur une moto-neige, les seconds les mitraillant à coup de balles de peinture. Belle dérision de James Bond, à nouveau totalement gâchée par cette mise en scène lourde et irritante. On ne s’attardera pas sur les incohérences scénaristiques : elles sont bien présentes, mais on peut avoir  tendance à les oublier tellement les dizaines d’autres défauts prennent le dessus. Comme par exemple la bande-son, intéressante mais omniprésente, si bien qu’au bout de quinze minutes, on ne l’écoute plus. En clair, il est ici strictement impossible de déceler une seule qualité dans le long-métrage.

            Sortez le champagne, nous avons réalisé l’exploit de trouver un film qui nous fait reconsidérer les pires navets du cinéma. C’est bien simple, des dizaines de défauts, aucune qualité. La note risque de faire mal aux yeux : âmes cinématographiques, s’abstenir.

 

Very cold trip :  3

 

 

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